Divadlo Théâtre

LE PETIT THÉÂTRE DU 5ÈME

Stage d’impro avec Angelo Grossi

Stage de théâtre adultes

SAMEDI : FAIS PARLER LE PLATEAU

En impro, on pense souvent à ce qu’on joue. Beaucoup moins à ce qu’on montre.
On est dans la scène. On parle, on réagit, on cherche quoi répondre. Et souvent, on oublie ce que le public voit : une scène qui dure trop longtemps, une autre qui démarre sans apporter grand-chose de nouveau, un lieu qui ne vit pas, des corps plantés côte à côte face public, ou au contraire des déplacements sans vraie raison, un plateau sans profondeur, sans distance, sans contraste.
Bref : on joue la scène, mais il manque clairement un regard de mise en scène.
Sauf qu’en impro, ce regard-là ne vient pas de l’extérieur. Il vient de vous. En plus d’être comédien·ne et auteur·rice, l’improvisateur·rice est aussi metteur·euse en scène.
Dans ce stage, on va apprendre à faire des choix de mise en scène : couper une scène au bon moment, en lancer une autre clairement, changer de lieu, changer de temps, faire apparaître un flashback, une ellipse ou une scène parallèle, créer un contraste, jouer avec les distances, les hauteurs, les tailles imaginaires, faire exister un espace sans décor, mais avec une convention claire.
Le plateau peut aider à raconter mieux. Une transition peut révéler une information. Un flashback peut éclairer une relation. Une ellipse peut éviter dix minutes d’explication. Une scène parallèle peut créer une tension. Deux personnes côte à côte peuvent jouer un géant et un minuscule, ou deux personnages séparés par dix étages.
Faire jouer le plateau, c’est apprendre à organiser ce que le public voit : ce qu’on montre, ce qu’on coupe, ce qu’on garde hors champ, ce qu’on révèle maintenant ou plus tard.
Ce stage est pour vous si…
– Vous ne savez pas comment finir une scène.
– Vous sentez que vos scènes sont d’une durée égale, dans le même rythme, avec le même type d’échanges.
– Vous utilisez que rarement les transitions ou pas du tout.
– Vous voulez apprendre à couper une scène, en lancer une autre, déplacer le regard du public.
– Vous voulez jouer avec les flashbacks, les ellipses, les scènes parallèles, sans perdre la clarté.
– Vous avez envie d’utiliser davantage le plateau : les espaces, les distances, les hauteurs, la profondeur, les contrastes.
– Vous voulez que les scènes ne soient pas seulement juxtaposées, mais qu’elles se répondent.
Au programme :
Nous travaillerons d’abord les fins de scène : sentir quand il est temps de couper, oser arrêter avant l’épuisement (du public..), et repartir avec un angle nouveau.
Nous explorerons ensuite différentes façons de changer de scène : par une phrase, un geste, un objet, une émotion, un son, un contraste ou une conséquence.
Nous sortirons du déroulé chronologique avec des flashbacks, des ellipses, des flashforwards, des retours sur un même événement et des changements de point de vue.
Nous travaillerons aussi les scènes parallèles : deux lieux en même temps, deux actions qui se répondent, deux temporalités qui avancent côte à côte.
Enfin, nous utiliserons le plateau comme un espace de mise en scène : créer plusieurs lieux, jouer la distance, le haut et le bas, le proche et le lointain, le géant et le minuscule, sans décor réel mais avec une convention claire pour le public.

DIMANCHE – FOUTEZ-VOUS DANS LA MERDE

Une impro sans prise de risque, c’est une raclette sans fromage.

Il y a l’appareil. Les pommes de terre. La charcuterie. Les cornichons. Les copains sont assis autour de la table. Techniquement, y’a de quoi faire.
Mais bon. Ce n’est pas pour ça qu’on est venu.
En impro, c’est pareil. Une scène peut tenir debout, être propre, cohérente, sympathique… et manquer totalement de prise de risque. Personne ne fait le choix qui engage vraiment. Personne n’ose la phrase qui change la relation. Personne ne prend le virage qui ferait enfin bouger la scène.
Alors on garde l’idée folle pour soi. On ravale la phrase qui changerait tout. On retient la révélation. On laisse la décision flotter au lieu de la prendre. On dit “peut-être”, “on verra”, “je sais pas”, alors qu’un vrai choix donnerait enfin quelque chose à jouer. On voit le virage… et on reste au milieu de la route.
La scène continue. Propre. Correcte. Sans fromage.
Se foutre dans la merde, en impro, ce n’est pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas bloquer son partenaire, casser la scène ou chercher le chaos pour le chaos.
C’est oser faire une proposition qui change quelque chose. Une phrase qui déplace la relation. Une révélation qui oblige les personnages à réagir. Une demande impossible à ignorer. Un refus clair. Une émotion qui déborde. Une décision qui engage vraiment la suite.
Surprendre ses partenaires, ce n’est pas les piéger. C’est leur donner du carburant.
Quand une vraie proposition arrive, l’autre ne peut plus dérouler tranquillement ce qu’il avait prévu. Il doit recevoir, encaisser, s’adapter. Et souvent, c’est là qu’il devient vraiment créatif.
Et surtout : rester pour jouer les conséquences.
Parce que la prise de risque ne s’arrête pas au moment où l’on balance une bombe. Le vrai travail commence après : quand il faut encaisser, répondre, assumer, creuser, continuer, et transformer le problème en moteur de jeu.
Le public vient aussi chercher ça quand il regarde de l’impro : des comédien·nes sur un fil.
Si un funambule traverse une vallée sans jamais perdre l’équilibre, c’est impressionnant. On applaudit. Enfin… si on regarde jusqu’au bout.
Mais s’il vacille, s’il rattrape son équilibre, s’il manque de tomber et continue quand même, là, on est avec lui. On retient son souffle. On vit la traversée.
En impro, c’est pareil. Le public ne vient pas seulement voir une scène propre. Il vient voir des comédien·nes qui osent avancer sans savoir exactement comment ils vont s’en sortir.
Dans ce stage, on apprendra à créer de la “bonne merde” : celle qui ouvre du jeu, qui réveille la scène, qui surprend les partenaires sans les coincer, et qui leur donne quelque chose à jouer.
On travaillera des propositions fortes, des surprises jouables, des choix clairs, des résistances, des renversements, des demandes, des révélations, et la capacité à tout utiliser quand la scène devient instable.
L’objectif : arrêter de jouer trop propre, trop prudent, trop confortable. Oser mettre la scène en danger juste assez pour qu’elle devienne vivante.
Ce stage est pour vous si…
– Vous avez tendance à protéger la scène au lieu de la faire bouger.
– Vous sentez parfois qu’une scène pourrait basculer, mais vous n’osez pas y aller.
– Vous gardez parfois une idée folle pour vous au lieu de la proposer.
– Vous restez indécis·e quand un choix clair donnerait quelque chose à jouer.
– Vous lancez parfois une idée intéressante, puis vous la minimisez aussitôt.
– Vous voulez apprendre à surprendre vos partenaires sans les coincer.
– Vous voulez prendre plus de risques, mais de manière jouable, claire et généreuse.
– Vous voulez créer plus de tension, de surprise, de jeu et de conséquences dans vos impros.
Au programme :
Nous commencerons par distinguer une proposition faible d’une proposition forte : qu’est-ce qui change vraiment la situation, la relation ou l’enjeu ?
Nous travaillerons ensuite la surprise jouable : surprendre le ou la partenaire avec une vraie proposition de jeu, sans le coincer ni le mettre hors-jeu.
Nous apprendrons à recevoir cette surprise : se taire, répéter, remarquer, encaisser, plutôt que répondre tout de suite avec une nouvelle idée.
Nous explorerons différentes manières de mettre la scène en mouvement : révéler quelque chose, demander de l’aide, changer d’émotion, être d’accord quand on attendrait autre chose, dire “je sais pourquoi…”, creuser au lieu d’ajouter.
Nous travaillerons les choix clairs et les résistances simples : partir / rester, vouloir / refuser, dire non de plusieurs façons, garder la tension vivante sans bloquer la scène.
Nous verrons aussi comment utiliser ce qui bloque, ce qui gêne, ce qui surprend ou ce qui dérape, pour en faire une matière de jeu plutôt qu’un problème à corriger.
Enfin, nous finirons par des impros libres avec une consigne claire : oser prendre un risque, puis jouer honnêtement ce que ce risque provoque.

  • Si vous rencontrez des difficultés à réserver ou pour des cas particuliers contactez-nous au 04 91 25 94 34 ou par mail sur contact@divadlo.org

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Stage de théâtre adultes

samedi 3 et dimanche 4 avril de 10h à 17h

Une journée Tarif plein: 75 Euros
samedi 3 Avril

Une journée Tarif réduit: 65 Euros
samedi 3 Avril

Une journée Tarif plein: 75 Euros
dimanche 4 Avril

Une journée Tarif réduit: 65 Euros
dimanche 4 Avril

Deux jours Tarif plein: 145 Euros
samedi 3 & dimanche 4 Avril

Deux jours Tarif réduit: 125 Euros
samedi 3 & dimanche 4 Avril